La flore de la région.
     Le climat modèle la végétation. Le pays des Causses est soumis aux influences atlantiques, mais aussi méditerranéennes. Des écarts thermiques importants entre les mois d'hiver et d'été indiquent une tendance continentale. L'influence du sol est d'une grande importance pour la répartition des végétaux.
     Les terrains caussenards, mis à part quelques îlots basaltiques ou siliceux, portent une flore en général calcicole car liée à la composition des sols calcaires, comme la carline à feuille d'acanthe, la stipe pennée ou le panicaut...
     De nombreuses plantes poussent sur des terrains dolomitiques, très secs, ne pouvant retenir l'eau. Les plantes dolomiticoles ont une prodigieuse faculté d'adaptation, elles possèdent un cycle végétatif très court.
     La région abrite de nombreux milieux : celui des corniches, des forêts, des pelouses sèches, des gorges.
 
Voici quelques plantes de nos paysages.
 
Ancolie commune
     De l’espèce des renonculacées, l’ancolie commune est une fleur composée de cinq pétales et cinq sépales et de très nombreuses étamines.
     L’ancolie commune est nommée « galantina » ou « gant de pastreta » (gant de petite bergère en occitan).
     L’ancolie des Causses est une espèce endémique des grands Causses que l’on rencontre sur les falaises ou les balmes (baumes) humides et ombragées. Elle mesure 20 à 50 cm de haut, les feuilles sont velues sur les deux faces et chaque tige possède de une à six fleurs bleu pâle.
     L’ancolie des Causses est protégée sur tout le territoire français, il est donc interdit de la cueillir.
(Parc Naturel Régional des Grands Causses)

Baies de Chèvrefeuille.
     Le chèvrefeuille se développe sur des sols calcaires le long des chemins dans les haies.
     Ses feuilles sont opposées, dépourvues de pétiole, soudées à leur base.
     Ses fruits sont des baies rouges, ovoïdes.
     Le chèvrefeuille présente un feuillage très apprécié des chèvres.
 
Bédégar ou barbe de St-Pierre.
     Galle chevelue de l'églantier qui se forme sur les tiges et renferme des cavités larvaires (hyménoptères).
 
L’amanite tue-mouche.
     Ce magnifique champignon, que l’on voit de loin, a un beau chapeau rouge couvert de petites verrues blanches. Il est toxique mais pas mortel, hallucinogène, mais qui aurait l’idée de le consommer ?
Une préparation à base de morceaux de chapeau d’amanite macérés dans du lait sucré de brebis, est un piège mortel pour les mouches.

Clavaire dorée.
     Joli champignon ayant l'apparence de coraux. Certaines sont comestibles, d'autres non, mais ne sont pas vénéneuses.
Eté automne dans les bois de feuillus et de conifères. 
 
Ophrys petite araignée.
     Cette orchidée est une  espèce aux sépales verts clair, au labelle brun rougeâtre avec un genre de H qui lui donne l'aspect d'un insecte.
On la trouve au début d'avril sur les pelouses sèches calcaires.
 
L'asphodèle.
     Il a une prédilection pour les terrains calcaires des causses de Blandas, du Larzac jusqu'au causse du Quercy.
Panicaut champêtre.