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Son histoire


Préhistoire et antiquité

Le premier  peuplement avéré de notre commune remonte à près de 100 000 ans, époque où une communauté d'hommes de Néandertal s'installe aux Canalettes comme en attestent les fouilles réalisées dans l'abri éponyme situé sur les contreforts-est du Larzac.


Ces chasseurs cueilleurs se servent probablement des Canoles, diaclases étroites constituant de véritables pièges naturels pour chasser les gros gibiers : aurochs, chevaux sauvages et  cervidés.

 

La dernière grande glaciation interrompt cette occupation et il faudra attendre le mésolithique, il y a 10 000 ans,  pour retrouver des  traces d'activité humaine, notamment dans l'abri des Usclades situé également sur le Causse.

      

        


Les canoles : un piège naturel

pour le gibier

      

Peu à peu ces nomades se stabilisent sur notre territoire et occupent la vallée au néolithique, comme en témoignent les grottes ossuaires des fées, des Embalses et de la Calade tout près du bourg.

  

Ce sont probablement ces habitants ou leurs descendants qui érigent dolmens  et menhirs et  nomment ce vallon marécageux : Nant (du celte « nantos » signifiant vallée humide).


Ce sont également eux qui probablement les premiers, entreprennent d'assécher les marécages en perçant le barrage naturel des Cuns qui retenait les eaux prisonnières.

   

Les gallo-romains qui poursuivirent l'occupation de l'oppidum d'Ambouls et dont un probable relais de postes était situé aux abords de la voie romaine : l'Estrade, vont continuer  cette œuvre d'assainissement des marais.


Du Moyen-Age à Aujourd'hui 

Au Xème siècle  le drainage définitif des eaux du Durzon est réalisé par les moines bénédictins grâce à  un réseau de canaux  encore visibles dans le village et qui, permettant une irrigation judicieuse des terres, donne au bourg de Nant son surnom de « jardin de l'Aveyron ». Ils bâtissent  sur les terres asséchées un monastère en 926. C'est ainsi que le bourg de Nant se crée,  la vie s'organisant peu à peu autour de la communauté monastique érigée en abbaye en 1135.

    

Durant le Moyen-âge les moines vont  assurer la prospérité du village, grâce notamment à l'établissement de moulins, et servir d'arbitres dans les conflits opposant les seigneurs de Roquefeuil résidant au château d'Algues, à leurs puissants voisins les templiers installés sur le Larzac. La commune s'enrichit de la magnifique abbatiale St-Pierre (XI  et XIIème siècles) ainsi que de 5 autres églises et chapelles romanes disséminées sur son territoire. Plus récentes, l'église St-Jacques du XIV ème et la chapelle des Pénitents (XVII et XVIII ème) qui abrite l'office de tourisme, complètent cet inventaire.


Les turbulences de la guerre de cent ans commencée en 1337 font ériger par l'abbé de Nant qui est aussi seigneur temporel, une enceinte de fortifications protégées par des douves et comportant 5 tours dont 3 subsistent encore. On construit également le majestueux Pont de la Prade (XIV ème) à deux arches pour enjamber la Dourbie et le roi Charles V afin de récompenser les communautés restées loyales envers lui, accorde  à Nant le privilège de tenir quatre foires dans l'année ainsi qu'un marché hebdomadaire.

         

C'est pour abriter marchands et chalands que l'on construira au XVIIème siècle les halles, ce monument massif qui orne le centre du village. Ainsi le commerce se développe, l'agriculture prend son essor ; des mines de charbon sont ouvertes et l'industrie du cuivre implantée depuis longtemps déjà, se développe. Cette prospérité sera brutalement interrompue par les guerres de religion qui vont ensanglanter le pays et détruire en partie le monastère et le bourg en 1564. La vie monastique s'en trouvera durablement altérée puis déclinera avec  l'absence des abbés qui ne reçoivent désormais l'abbaye qu'au titre d'un simple bénéfice. La suppression de la communauté monastique interviendra par décret royal en 1777 au grand dam de la population.


La seconde moitié du XVIIème siècle marque l'âge d'or de Nant, seconde ville, avec ses 4000 habitants, de la partie sud du Rouergue. Les artisans et commerçants nombreux et prospères créent leurs propres confréries pour défendre chaque corps de métiers : maçons, chaudronniers et maréchaux, cardeurs et tisserands, menuisiers, Pénitents blancs. Un collège dirigé par les Pères de la Doctrine Chrétienne est fondé en 1662 où les études de grec et latin côtoient celles de philosophie. Son excellente réputation déborde les frontières du Rouergue.  Pour couronner cette période faste, Nant obtient ses armoiries concédées par le Roi, en 1702.

   

Après la suppression de la communauté monastique, Nant connaît un déclin relatif  mais retrouve une seconde vitalité au XIXème siècle avec une population culminant à 3445 habitants en 1886. Au XXème siècle, nos concitoyens payèrent un lourd tribut aux deux grandes guerres comme en attestent les plaques commémoratives et les monuments aux morts érigés dans la commune. L'exode rural a progressivement et partiellement vidé la contrée de sa population résidente à l'année, même si un léger retournement de tendance semble se profiler depuis une vingtaine d'années.

   

 La qualité de vie et la beauté des paysages contrastés de Nant font que beaucoup y élisent leur résidence secondaire  rendant au village, le temps des vacances son animation et sa vitalité d'antan.

       

 
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